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Madagascar géographiquement
Madagascar est un pays qui est encore méconnu d’un grand nombre de touristes étrangers. Certains Occidentaux ne savent même pas où se trouve ce pays, pourtant l’une des plus grandes îles du monde. Cette méconnaissance est due non seulement à l’éloignement, mais aussi à un manque de communication sur le pays. Pourtant Madagascar est une île qui ne manque pas de charme et qui mérite vraiment que l’on s’y rende.
Madagascar est une île de l’Océan Indien, située à 400 km au large des côtes africaines. Elle est entourée de plusieurs petites îles, dont la Réunion, l’île Maurice, les Comores et l’archipel des Seychelles. Le pays compte environ 20 millions d’habitants dont l’espérance de vie est de 60 ans environ.
La capitale de Madagascar est Antananarivo et compte environ 2 millions d’habitants. Les langues officielles du pays sont le malgache et le français. La monnaie officielle depuis 2005 remplaçant le Franc malgache et l’ariary. Madagascar est une république démocratique dirigée par un président. Depuis 2009, le pays est en pleine transition avec à sa tête le Président de la Haute Autorité de l’Etat Andry Rajoelina.
La population malgache est constituée de 18 ethnies, comportant parfois des sous-groupes. On dénombre également des communautés d’origines étrangères qui sont présentes dans le pays depuis plusieurs générations. C’est le cas des Indo-Pakistanais (appelé communément Karana), des chinois, des comoriens, dont la présence s’explique par la proximité des Comores et d’européens dont 25 000 sont des Français.
Les malgaches sont pour la plupart des chrétiens catholiques ou protestants, pourtant le culte des ancêtres et les rites traditionnels restent très ancrés dans la vie de tous les jours. L’islam commence à prendre également une certaine ampleur.
On ne peut parler de tourisme à Madagascar sans d’abord parler de sa situation économique. Le pays possède des ressources naturelles très importantes. La faune et la flore sont exceptionnellement riches tout en étant pour la plupart uniques au monde. Les ressources minières ne sont pas encore entièrement exploitées et pourtant la population vit en majorité au-dessous du seuil de la pauvreté.
Le tourisme est actuellement l’unique espoir du pays de se redresser économiquement après qu’un grand nombre des zones franches ont été fermées depuis la crise de 2009. Malheureusement, cet espoir ne s’est pas encore concrétisé, car le tourisme à Madagascar est encore loin de connaître l’essor que l’on attendait.
Madagascar tout en contraste
Le tourisme à Madagascar est pourtant idéal en raison de divers paramètres. La beauté de l’île est bien évidemment une raison suffisante, mais cela serait trop simpliste. Madagascar est un pays tout en contraste. Le climat, le relief et même les traits de la population. Chaque étape d’un voyage à Madagascar est source de surprises et de rencontres exceptionnelles.
Faire du tourisme à Madagascar requiert du temps si l’on souhaite tout voir, les distances entre chaque site pouvant être très importantes. Il ne faut oublier que Madagascar est une île de 587 000 km². Néanmoins, il et possible d’effectuer des circuits spécifiques qui permettent de s’imprégner de l’essence même du pays. Dans ce cas il est nécessaire de bien choisir sa destination.
Faire du tourisme à Madagascar : Antananarivo
Faire du tourisme commence généralement à Antananarivo où atterrissent la plupart des vols internationaux. Certains atterrissent à Nosy-Be et à Sainte-Marie. Antananarivo est le centre névralgique du pays. L’administration, le gouvernement, les différents pouvoirs publics sont tous basés dans la capitale. Mais Antananarivo c’est aussi une ville magnifique construite originellement sur la colline de Manjakamiadana.
De n’importe quel endroit de la ville où l’on se trouve, on peut apercevoir en hauteur, le Palais de Manjakamiadana, appelé aussi le Palais de la Reine. Ce majestueux palais est en pleine reconstruction suite à un incendie, probablement criminel qui l’a ravagé dans sa totalité. Sur ces hauteurs, que la population surnomme « La Haute », on peut encore voir de nombreuses constructions typiques de l’époque où les missionnaires anglais étaient venus pour la première fois dans le pays pour l’évangéliser.
De la haut, on a une vue imprenable sur la plaine du Betsimitatatra, sur laquelle s’étend désormais la ville basse. On voit au loin l’Ikopa, ce fleuve qui baigne la plaine et la fertilise. Le marché du zoma et ses jolis pavillons feront le bonheur des fans de shopping.
Le regard peut porter au loin sur les onze autres collines sacrées du roi Andrianampoinimerina. Ce roi est le premier souverain du Royaume Merina, il est le premier qui ait réussi à unifier le royaume Merina, mais aussi le royaume Sakalava et Bestileo. Faire du tourisme à Antananarivo ne serait pas complet sans une visite à l’une des douze collines, la colline d’Ambohimanga Rova.
Vers le sud, sur la RN7, la route des vacances
Après Antananarivo, le voyage pourra se poursuivre soit vers le sud, soit vers l’est, l’ouest ou le nord. En choisissant d’aller vers le sud, on passera par Ambatolampy, cette ville célèbre pour ses marmites en aluminium de récupération. Puis Antsirabe, ancienne ville coloniale où les riches de cette époque venaient se ressourcer dans ses eaux thermales. Cette ville a gardé le charme intemporel de ces temps lointain à travers les constructions et la structure même de la ville. Mais c’est une ville qui se développe aussi rapidement.
Puis le voyage continue. Soit vers Morondava soit vers Fianarantsoa. En allant vers cette dernière ville, le paysage se transforme et l’on peut admirer tout au long de la route ces rizières en gradins caractéristiques des Hautes terres. Les maisons qui bordent la route sont toutes construites sur le même modèle, avec des briques de terre rouge, une véranda et parfois un toit de chaume ou de tuiles.
La RN7 est bordée jusqu’à Fianarantsoa de forêt qui part malheureusement petit-à-petit en fumée. Puis, la ville apparait. Construite sur une colline, comme Antananarivo, la ville possède de magnifiques monuments comme sa cathédrale, ou son plus ancien quartier. La ville est surplombée par une statue de Jésus comme celui de Rio.
Le voyage vers le sud est bien entamé puisque Fianarantsoa se trouve à la moitié du parcours. Les vignobles figurent maintenant dans le paysage jusqu’à Ambalavao.
Le voyageur appréciera l’atmosphère de ce petit bourg connu pour son grand marché aux zébus qui s’y tient tous les mercredis. La soie sauvage y est également travaillée par plusieurs associations de femmes. Ambalavao c’est aussi la montagne de l’Andrigitra ou celui d’Ambondrombe, où, selon la croyance commune malgache, viennent s’installer les âmes des personnes défuntes. Ceux qui aiment les légendes apprécieront les histoires qui se racontent sur cette montagne exceptionnelle.
A Madagascar, les lignes ferroviaires ne sont pas fonctionnelles, du moins sur tout le réseau. Pourtant, il y en a une qui vaut vraiment le voyage. Ce petit train qui relie Fianarantsoa à Manakara remporte tous les suffrages. Le voyage en train est réellement source de dépaysement, et d’un plaisir inégalé.
Le trajet a lieu au sein de paysages magnifiques. Le train ne roule pas bien vite et s’arrête plus ou moins longtemps à toutes les gares où le voyageur pourra goûter aux spécialités locales proposées par une foule de vendeurs, des scènes qui font partie du folklore. Le train repartira après avoir effectué le chargement de régimes de bananes ou de letchis selon la saison.
L’arrivée à Manakara, cette petite ville côtière du sud-est se fera dans un joyeux brouhaha.
Mais en continuant vers le sud à partir d’Ambalavao, on arrive au massif de l’Isalo, un massif de gré et de roches que l’érosion a sculpté pour devenir un paysage extraordinaire.
Les paysages ravinés rappellent les canyons de l’Arizona. Malgré l’aridité des alentours, au fur et à mesure de la visite, on tombe sur de jolis oasis où coulent des rivières fraîches aux eaux épargnées par la pollution. Des lémuriens accueillent les visiteurs aux endroits réservés au camping, les oiseaux et les plantes endémiques parsèment le parcours. Les feux de brousses ont malheureusement considérablement réduits cette faune et cette flore d’une grande richesse.
Après cette visite enrichissante du massif de l’Isalo, il est temps de continuer la route jusqu’à Tuléar. Cette ville est idéale pour ceux qui aiment la vie la nuit. Tuléar est d’ailleurs appelé « Toliara tsy miroro » ou Tuléar qui ne dort pas. Pour ceux qui préfèrent se détendre au bord de la mer, les pieds en éventail, le village d’Ifaty est la destination parfaite.
La mer bleue, le récif de corail où il est possible de faire de la plongée, un pique-nique sur la plage préparé par les piroguiers qui proposent des balades en mer inoubliables. Le soir dormir dans une chambre où le sommeil est bercé par le bruit des vagues. Le séjour terminé, il est possible de reprendre la RN7 ou prendre l’avion pour Antananarivo ou Tanà pour les intimes.
Du tourisme vers l’est de Madagascar, Toamasina
Ceux qui ont été séduits par la partie sud pourront se rendre vers l’est vers Toamasina. Le séjour commencera par un petit arrêt au Parc National d’Andasibe, un plongeon au sein de la nature, mieux préservée qu’ailleurs. Après une immersion totale au sein de la nature avec les babakoto et l’aïe-aïe ce petit lémurien nocturne, le voyage peut continuer vers Vatomandry. Cette petite ville est l’accès à la mer le plus proche de Tanà. Puis en route vers Toamasina.
Pour corser un peu le voyage, un petit détour vers Mahanoro et emprunter le Canal des Pangalanes pour une croisière dans un paysage magnifique. Les nuits sur les bancs de sables entre le fleuve et la mer sont tout simplement magiques. L’arrivée à Toamasina dans ce cas de figure sera un peu retardé, mais ce sont les surprises d’un tourisme différent à Madagascar.
Toamasina, la plus grande ville portuaire du pays. La ville des pousse-pousse et des jus de noix de cocos bien frais. Après quelques jours en ville, il est temps de se rendre à Foulpointe, l’une des plus belles plages de Madagascar. Foulpointe est un petit village situé sur une plage de sable fin d’où l’on peut apprécier une eau d’un bleu, le bleu du ciel. On peut y pratiquer la plongée pour apprécier le récif corallien. Après un séjour relaxant sur la plage, le retour à Tanà pourrait être assez brutal. Pourtant, il le faut bien.
Pourquoi pas l’ouest ?
Mais pourquoi ne pas aller vers l’ouest ? Mahajanga, cette jolie ville côtière où le soleil est présent pratiquement toute l’année. La ville est caractérisée par ses petites tables au bord de la mer où on peut déguster de délicieuses brochettes de zébus, ou du manioc grillé que l’on trempe dans une sauce piquante à souhait. Ce qui fait surtout la particularité de Mahajanga c’est sa population cosmopolite et son ambiance chaleureuse et conviviale.
Le tourisme à Madagascar et particulièrement à Mahajanga ne peut être parfait que si on visite les parcs nationaux de cette belle région. Alors, il faut se rendre à Ankarafantsika où différentes formules de visites sont proposées. De Mahajanga il et possible de prendre un bateau, un boutre ou un bac pour se rendre à l’extrême nord du pays, à Diego Suarez ou Antsiranana (c’est maintenant come cela qu’on l’appelle officiellement).
Continuez vers le nord
Diego Suarez est également une ancienne ville coloniale, comme l’indique son nom, la ville a été découverte par un portugais du nom éponyme. C’est une ville calme où la vie s’écoule paisiblement. Les amoureux de la nature et de la mer y seront au comble du bonheur. Les plus sportifs ne manqueront pas de se rendre vers les Tsingy Rouge. Ces pics façonnés par la pluie et le vent offrent un spectacle insolite.
La baie de Diégo Suarez est l’une des plus grandes baies du monde et également l’une des plus belles. De nombreux sites sont à visiter dans les environs pour ceux qui préfèrent l’action à un séjour entre ciel et mer et bonne chaire. Pour découvrir une nature sauvage et préservée, des petits ilots sont dispersés un peu partout autour de Diego Suarez, certaines permettent d’observer les tortues qui en ont fait leur lieu de pondaison de prédilection. Et puis, comment faire une impasse sur Nosy Be, l’île aux Parfum.
Une île paradisiaque avec ses plages de cartes postales et ses plantations de vanilles. Le séjour à Madagascar peut prendre fin dans cette île, car des vols internationaux y atterrissent directement.
Faire du tourisme à Madagascar, synonyme de découvertes
Le tourisme à Madagascar est donc l’occasion pour découvrir des paysages exceptionnels que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. Les espèces animales que l’on peut voir tout au long du séjour sont pour la plupart endémique et unique à l’île. Certaines sont en voie de disparition, d’autres ne sont plus qu’à quelques pas de l’extinction.
Il en est de même pour la flore. Le tourisme à Madagascar s’oriente de plus en plus vers l’écotourisme pour sensibiliser non seulement les touristes, mais surtout pour faire prendre conscience à la population de la richesse de leur patrimoine naturel. Des démarches de protection sont entreprises un peu partout, mais l’entreprise est titanesque.
Quelques petits conseils
Faire du tourisme à Madagascar ne se résume évidemment pas à visiter les lieux touristiques. C’est aussi pénétrer dans la vie quotidienne de la population, dans ses traditions qui se perpétuent de générations en générations. Malgré le fait que la modernité a pointé le bout de son nez, les traditions restent bien présentes. Un touriste qui vient à Madagascar devra se plier à certaines d’entre elles comme le respect des fady (ou des tabous, des interdits) pour ne pas offenser la population locale.
Et justement, à propos de cette population, la pauvreté est présente partout. A Antananarivo, elle se ressent beaucoup plus avec les petits mendiants que l’on retrouve dans les grandes artères de la ville ou sur les places de marchés. Il faut éviter de favoriser la mendicité, car la plupart du temps, ce sont les parents qui poussent les enfants dans cette voie. Sinon, les malgaches sont des gens souriants. Ils sont accueillants, ceci étant accueillir un étranger dans les règles de l’art fait partie du savoir vivre à la malgache.
Même si les malgaches sont d’un contact particulièrement facile, le touriste étranger doit faire preuve d’une grande retenue, ne pas faire d’étalage ostentatoire de ses richesses (même si ce n’est pas le cas). Pour les malgaches, le touriste ou plus communément le vazaha est toujours plus riche.
Cela est compréhensible lorsque l’on se penche un peu sur l’équivalence entre l’euro et l’ariary. Sinon, lors des balades en ville (surtout à Antananarivo), il est conseillé de toujours porter son sac à dos devant et éviter d’emporter trop de liquidité, pour ne pas tenter le diable.
Appréciez le voyage et la nourriture
Alors faire du tourisme à Madagascar sans goûter aux spécialités culinaires du pays serait presque un crime. Au cours du voyage, il sera possible de goûter aux spécialités régionales. A commencer par le mofo gasy, ce petit gâteau de riz sucré que l’on retrouve partout.
A déguster avec un café bien chaud. Les plats malgaches se composent généralement d’une grande assiettée de riz et d’un bol de brèdes et de viande de zébu. Dans les villes côtières, les plats de crustacés au lait de coco sont à déguster sans modération (uniquement quand c’est la saison, entre le mois mai au mois de décembre). Dans certaines régions, il est préférable d’éviter de boire l’eau du robinet, l’achat d’une bouteille d’eau minérale réduiront les risques de maux de ventre.
Le tout c’est surtout d’apprécier tous les bons moments du voyage, entre aventure et plaisir.
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